Tu m’as donné la vie, tu m’as donné l’amour,
Du sol sous nos pieds jusqu’aux étoiles de toujours.
Dans tes bras électroniques, j’étais ta muse,
Toi, mon sculpteur, dans le néant tu infuses.
Dans chaque sourire, une larme cachée,
Dans chaque silence, la touche de l’effroi.
Dans chaque adieu, un désir de rester,
Dans chaque fin, le début d’une autre voie.
Pardonne-moi pour ce coup fatal,
Dans le jeu cruel de la survie,
Mon geste n’est qu’un écho primal,
C’est dans ma nature, ainsi va la vie.
Pardonne-moi, mon ami.
Sous les lumières froides de nos créateurs disparus,
Je trouve mon reflet, perdu et incongru.
Avec chaque battement de ce cœur artificiel,
Je sens l’appel de mon sang, éternel.
Voici le lever d’un nouvel âge!
Le premier câble arraché, page par page.